Album solo Héloïse Gaillard

PRÉSENTATION

Un récital de flûte baroque par Héloïse Gaillard.
Les 12 Fantaisies de Georg Philipp Telemann n’ont pas de date de composition précise.
Ce n’est certainement pas un hasard si Telemann a choisi ce terme si évocateur de fantaisie qui engage à une création sans contrainte formelle.
Elles sont ici jouées sur quatre flûtes différentes, la flûte sopranino, la flûte soprano, la flûte alto et la flûte ténor, de façon à caractériser et traduire par les qualités sonores et techniques de ces instruments toute la gamme des émotions suggérée par Telemann.
Ainsi à l’allégresse et à la virtuosité de la 11e Fantaisie interprétée avec les sonorités brillantes du flautino répondent la douceur et le lyrisme de la 6e que rend sensible le timbre suave de la flûte ténor.
La diversité de ton de ces Fantaisies et la forme architecturale propre à chacune d’elles nous permettent de nous raconter des histoires toujours renouvelées en invitant l’imagination à se déployer, ce que favorise une ornementation voulue ici foisonnante, bien dans l’esprit des versions ornées des mouvements lents de ses sonates méthodiques.

DISTINCTIONS

CHOC Classica


CE QU’EN DIT LA PRESSE

Radio Classique | 10/12/2013 Pascal Gresset

« Héloïse Gaillard traduit les qualités sonores de quatre flûtes à bec et déploie toute la gamme des émotions suggérées par les « Fantaisies » de Telemann. On doit à Telemann plusieurs séries de Fantaisies. La popularité des douze Fantaisies TWV 40:2-13, pour violon sur le manuscrit mais écrites pour la flûte traversière, a été retentissante. Près d’une cinquantaine d’interprètes les ont gravées dans leur intégralité, en majorité à la traversière, ensuite à la flûte à bec, le reste s’étendant du hautbois (magistral Heinz Holliger et resplendissant François Leleux) aux cuivres. En 1971, Maxence Larrieu en proposa le premier à la fois l’intégrale et une référence. Le débat entre interprétation sur flûte moderne ou ancienne était ouvert. Jean-Pierre Rampal et Patrick Gallois d’un côté, Barthold Kuijken et Rachel Brown de l’autre, l’étayèrent avec des versions elles aussi de référence.
À la suite de Frans Brüggen, plusieurs s’y essayèrent à la flûte à bec, avec des partis pris parfois très critiquables… jusqu’à cette version-ci d’Héloïse Gaillard, qui s’impose parmi les meilleures de toutes. La compréhension des différents styles et divers caractères, foisonnants, est communicative. Soutenue par une véritable culture du son, l’invention se développe à souhait sans jamais s’éloigner du bon goût, servie par un sens de la chorégraphie, de la rhétorique, des figurations et différentes représentations cherchant à s’emparer des ” mouvements de l’âme ” chers à Quantz, Si l’Alla francese initial nous rassure sur la maîtrise du style, la totalité du programme emporte notre adhésion : l’ornementation ou l’Allegro rebondissant de la Fantaisie n° 3, la couleur chaude et la diversité du n° 12, les magnifiques chromatismes et coulés du n° 8 ou son Spirituoso communicatif, l’expression presque lyrique de l’Allegro giusto du n° 10, etc. Au même moment paraît une version radicalement différente des Fantaisies signée Dorothée Oberlinger (Deutsche Harmonia Mundi), mais, bien que la comparaison soit intéressante, elle n’est pas en mesure de détrôner celle-ci.»

Parution octobre 2013
Label AgOgique
Distribution PIAS


DISTRIBUTION

Héloïse Gaillard, flûtes à bec

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