Présentation du programme Judith et Sémélé, deux figures en miroir

Élisabeth Jacquet de la Guerre
Artiste exceptionnelle et compositrice sous le règne de Louis XIV

Ce programme fait honneur à l’œuvre vocale et instrumentale d’Elisabeth Jacquet de la Guerre, l’une des rares femmes françaises de l’époque baroque connue à ce jour comme compositrice. Très célèbre de son vivant, claveciniste prodige, admirée par Louis XIV, les nombreuses recherches historiques et musicologiques menées notamment par Catherine Cessac, ont permis la renaissance des œuvres de cette femme exceptionnelle.

5 musiciens et la soprano Maïlys de Villoutrey (ou Maud Bessard-Morandas)
Direction artistique Héloïse Gaillard

durée 70 minutes, pas d’entracte

Flûtes à bec et hautbois, violon, viole , clavecin, archiluth.

Une version à 4 musiciens existe (sans archiluth).

Création à la Courroie, Entraigues sur la Sorgue (2021)

Enregistrement à La Courroie, sortie du disque le 7 octobre 2022 (Evidence Classics) – 5 Diapason.

Lieux de diffusion : Auditorium du CRR d’Angers, Festival Musica Antigua Madrid (Espagne ), La Soufflerie (Rezé) UCOA Angers, Château Louise de La Vallière, Festival Musique Baroque en Famenne Ardennes (Belgique), Arsenal de Metz, Festival de Tarentaise, Estivales de Caractère…

Note d’intention d’Héloïse Gaillard

Elisabeth Jacquet de la Guerre est l’une des rares femmes françaises de l’époque baroque connue à ce jour comme compositrice. Très célèbre de son vivant, admirée par Louis XIV, elle est décrite par un de ses contemporains, Titon du Tillet, de manière élogieuse : « Mademoiselle Jacquet, dès sa plus tendre jeunesse, fit connaître des talents et des dispositions pour la musique et pour l’art de toucher le clavecin. (…) On peut dire que jamais personne de son sexe n’a eu d’aussi grands talents qu’elle pour la composition de la musique. » Les nombreuses recherches historiques et musicologiques menées notamment par Catherine Cessac ont permis la renaissance des œuvres de cette femme exceptionnelle.

Les cantates choisies font honneur à deux figures féminines associées comme en miroir l’une de l’autre, incarnant le courage et la vertu dans le cas de Judith et la témérité mais aussi l’orgueil dans celui de Sémélé.

Ce programme fait honneur aussi à la musique instrumentale de cette compositrice.

Elisabeth Jacquet de la Guerre, claveciniste de grand talent et musicienne virtuose, accorde naturellement une grande importance à l’écriture instrumentale en composant deux recueils de pièces pour clavecin (1687 et 1707), des sonates pour violon et clavecin (1707) et des sonates en trio (1695).

La musique d’Élisabeth Jacquet de la Guerre n’est jamais démonstrative. Elle invite l’interprète à une certaine retenue tout en délicatesse et pudeur et le pousse à rechercher l’expression la plus juste des sentiments sans excès. Souvent surprenante, toujours évocatrice, jamais superficielle, elle s’inscrit dans ce courant des goûts réunis cher à François Couperin et nous fait partager de manière très touchante le destin de ces deux femmes.
Héloïse Gaillard

Teaser vidéo

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *