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23.10 - La Courroie - Entraigues sur la Sorgue 24.10 - La Courroie - Entraigues sur la Sorgue Héloïse Gaillard en récital au Festival de Sablé 2017 Effervescence concertante, 17e cd d'Amarillis dans la presse Amarillis sur les ondes
Effervescence concertante, 17e cd d'Amarillis dans la presse
« Un enthousiasme communicatif. »
Marc Vignal, Bonheur assuré Musikzen, 6 avril 2017


« L'idée de ce programme est de privilégier les concertos pour plusieurs instruments concertants dans des combinaisons sonores variées » explique Héloïse Gaillard. Pour que cette palette de couleurs puisse exprimer sa diversité, pour que cette Effervescence concertante puisse pétiller, il fallait un cadre approprié. Maximilien Ciup a su le bâtir, organisant une prise de son à la fois panoramique, dans laquelle chaque pupitre trouve sa place, mais également précise, de façon à assurer une lisibilité polyphonique maximale : le jeu à un instrument par partie trouve ainsi sa pleine justification.

L'effervescence se perçoit dans l'énergie qui soutient continûment chaque mesure, comme si la puissante inspiration entendue avant la première note de musique donnait une impulsion générale. Mais ladite énergie ne saurait se réduire à de brusques coups d'archet ou des coups de sifflets stridents : l'Adagio du Concerto BWV 1060a, sans alanguissement, déploie une cantilène infinie, partagée, soutenir par le hautbois d'Héloïse Gaillard, le violon d'Alice Piérot et le clavecin de Violaine Cochard. On admire également l'écoute mutuelle de la claveciniste et des deux flûtistes dans le finale du Concerto BWV 1057, l'humour de l'Allegro et la tendresse de la sicilienne du Concerto TWV 54:B1 de Telemann comme l'animation du presto final du TWV 52:e1. Tonique mais sans acidité cette effervescence ne risque pas de causer de maux de tête. »
Philippe Venturini, 3*** Classica, juillet 2017


« L’Ensemble Amarillis, dirigé par Héloïse Gaillard et Violaine Cochard, qui vient de recevoir le label « Telemann 2017 » en témoignage de l’important travail effectué autour du compositeur allemand dont on célèbre cette année le 250e anniversaire de la mort, nous propose cette intéressante mise en miroir des deux plus grands compositeurs allemands de l’époque baroque. Une association discographique réalisée non pas dans un but d’opposition, mais on contraire dans le simple dessein de mettre en évidence une complémentarité certaine autant qu’une probable amitié (Telemann était le parrain de CPE Bach).

Deux personnalités toutefois bien dissemblables, Bach introverti, sédentaire et Telemann plus extraverti, voyageur, diffusant son oeuvre prolifique à travers l’Europe, alors que celle de Bach reste cantonnée dans les frontières nationales, mais aussi nombre de points de rapprochement comme la transgression de règles établies et une certaine porosité vis à vis des influences musicales italiennes et françaises.

Le programme de cet enregistrement témoigne de la volonté de souligner chez tous deux l’amour de la musique concertante faisant converser des instruments différents, magnifiant ainsi les mélanges de timbres. Ainsi le Concerto pour violon et hautbois de Bach répond au Concerto pour flûte à bec et traverso de Telemann, le Concerto pour hautbois, violon et deux traversos permet à Telemann d’affirmer son originalité, tandis que le Concerto pour clavecin BWV 1057 est une transcription du 4e concerto Brandebourgeois. Tout ici n’est que plaisir musical, danse et poésie grâce à l’exécution de haute volée et à l’éloquence de l’Ensemble Amarillis. Une belle façon de célébrer ces deux compositeurs qui le valent bien !! »

Patrice Imbaud, L'Éducation Musicale, avril 2017


« C’est une effervescence de timbres, d’instruments et de couleurs. On aurait tant aimé assister aux rencontres, conversations, concertations entre ces deux monuments de la musique baroque, qu’Amarillis les imagine, les réinvente et les grave pour nous au disque »

Pierre Aimar, Sortir ici et ailleurs, 7 février 2017


« Bonheur des auditeurs, avons-nous dit ; ce bonheur, c’est aussi celui du son. On savoure toujours autant le hautbois rond et chaleureux d’Héloïse Gaillard ; on ne l’apprécie pas moins à la flûte à bec, rejointe par le traverso expert et enchanteur d’Amélie Michel ; on goûte le clavecin de Violaine Cochard comme support d’un continuo toujours aiguisé, comme soliste brillant mais jamais envahissant ; mêmes qualités, d’ailleurs, chez Alice Piérot, premier violon et soliste attentif, précis, irréprochable.
Ce qui distingue la lecture d’Amarillis, surtout, c’est le juste équilibre entre le « gros son » et l’absence d’effets de manches : le timbre de l’ensemble est rond, puissant, charnu, « pêchu » même, mais sans brutalité, sans violence, sans vrombissement, sans outrance, comme, en somme, d’une séduction naturelle et immédiate. [...]
Voilà un disque tout à fait agréable et qui a le mérite de traiter avec autant de sérieux et d’agrément les deux grands amis que furent Telemann et Bach — un disque marqué du sceau de l’honnêteté, au sens moderne, mais aussi au sens d’une qualité essentielle de l’âge classique : celle qui fait de l’équilibre la vertu essentielle. »

Loïc Chahine, 3*** Le Babillard, 22 mars 2017


« Amarillis s'était déjà livré il y a dix ans, à une belle incursion en terre télémanienne. De nouvelles et brillantes personnalités sont venues enrichir ce collectif, mais son noyau demeure immuable, avec une Héloïse Gaillard toujours très engagée et soucieuse d’expressivité comme de fruité sonore au hautbois et à la flûte alto, et une Violaine Cochard [...] pleine de liberté, d’inventivité mais aussi d’attention pour ses partenaires au clavecin solo ou continuo. […] Ce disque à la captation chaleureuse qui, en ne brusquant rien, permet aux qualités des musiciens de s’exprimer harmonieusement s’écoute avec un indéniable plaisir que les écoutes successives n’épuisent pas. C’est dans cet esprit de convivialité raffinée et sans façon qu’il faut le goûter, comme une fenêtre ouverte sur le printemps qui vient.  »
 
Jean-Christophe Pucek, Wunderkammern, 2 avril 2017
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