News
07.06 - Festival de Sully & du Loiret 14.06 - Opéra de Lille La Double Coquette dans la presse Inspiration baroque : le 15e disque d'Amarillis dans la presse Amarillis sur les ondes
La Double Coquette dans la presse
Avant de poursuivre les représentations de La Double Coquette à Angers-Nantes-Opéra les 10 et 11 mai 2017 à Angers puis du 15 au 20 mai à Nantes, retour sur les précédentes représentations  :

The New York Times - James R. Oestreich

"La Double Coquette [...] is a radical reconception of Antoine Dauvergne's 1753 opéra lyrique La Coquette Trompée (The Coquette Deceived), by the contemporary composer Gérard Pesson. [...] The well-traveled production, directed by Fanny de Chaillé, features a fine cast - Isabelle Poulenard as Florise, Maïlys de Villoutreys as Clarice, and Robert Getchell as Damos - and some clever costuming (by Annette Messager and Sonia de Sousa) [...] Anchored by the instrumental ensemble Amarillis, led by Violaine Cochard and Héloïse Gaillard, Coquette proved a delightful confection."

=> Lire d'autres articles en anglais


Le Monde - Marie-Aude Roux

« Les onze musiciens conjointement dirigés par la hautboïste Héloïse Gaillard et la claveciniste Violaine Cochard ont accompagné avec verve, entrain et finesse un trio vocal sans faiblesse. »


Télérama - Gilles Macassar

« Applaudissons créateurs et interprètes de La Double Coquette de s'inscrire dans l'une de nos meilleures traditions musicales. »


Res Musica - Michèle Tosi

« La synergie est remarquable au sein de l’ensemble Amarillis. Sans chef et tous masqués, les onze musiciens occupent le fond de scène. Emmenés par le clavecin de Violaine Cochard, ils opèrent ces allers-retours virtuoses de Dauvergne à Pesson, et réciproquement, avec une fluidité confondante.

Les costumes originaux et fantasques d’Annette Messager pimentent cette intrigue alerte et spirituelle, habilement mise en scène par Fanny de Chaillé. [...]

On est séduit par l’abattage scénique autant que vocal d’Isabelle Poulenard. Maïlys de Villoutreys, soprano plus léger, aux aigus lumineux, incarne une coquette aussi troublante que piquante. Robert Getchell est un Damon épatant, ténor léger au timbre séduisant et à la diction parfaite. Tout ce petit monde se lâche un peu dans le vaudeville final très enlevé où Pierre Alferi a totalement réécrit le texte pour l’adapter à la nouvelle situation dramatique. Le bouquet de chansons et de danses qui termine l’ouvrage dans le ton plus parodique du théâtre de foire, que Dauvergne, comme Rameau d’ailleurs, connaissait bien, est un bijou finement ciselé par nos deux « tropeurs », Alferi et Pesson qui, avec l’humour en filigrane, réenchantent l’univers de Dauvergne et de Favart. »

=> Lire l'article complet


Le Babillard - Loïc Chahine

« L’ensemble Amarillis, d’un enthousiasme communicatif, assez fort pour porter de bout en bout la double partition, comme d’un seul souffle quasi jubilatoire. »


L'Horizon musical - Marc Dumont

« Cet opéra de poche est un spectacle qui pétille, respire la joie de vivre. [...] Avec la réécriture jouissive du livret par Pierre Alfieri, ce n’est plus seulement la duplicité des attirances sexuelles du mâle de l’histoire qui est pointée. Ce mélange des genres, c’est la découverte d’un ailleurs du désir – du genre trouble. [...]
Et ce que l’on entendait ce soir là, c’était un véritable OMNI, un objet musical non identifié. Si subtilement tissé. De la trame musicale mêlant XVIIIe et XXIe siècle, rien ne se voit plus, ne s’entend plus. Sauf le prologue inventé par Pesson, souvent, on ne sait plus où l’on est : Dauvergne ou Pesson ? Dauvergne revisité par Pesson ou Pesson traversé par Dauvergne ? Une incertitude artistique, reflet trouble de l’incertitude des désirs. »


ConcertClassic - Alain Cochard

« [...] Héloïse Gaillard, la directrice artistique de l’Ensemble Amarillis, aura été l’instigatrice de la rencontre inattendue de deux compositeurs nés à près de deux siècles et demi de distance. [...]
Concision, fluidité : le spectacle fait mouche d’autant plus aisément qu’il est servi par la mise en scène/mise en espace économe et sans prétention de Fanny de Chaillé et les costumes de d’Annette Messager.
Du côté de Dauvergne, comme de celui de Pesson, la partition n’a plus de secret pour eux. Tels des poissons dans l’eau, ils s’en régalent avec autant d’aisance vocale que de vivacité et de plaisir – communicatif !
A l’unisson, les instrumentistes d’Amarillis servent la musique avec élégance et finesse, oscillant avec le même naturel que les chanteurs de l’original aux « implants ». La Double Coquette, « opéra transtextuel » selon Pierre Alferi : on ne saurait mieux le définir. »
 

Diapason - Jean-François Lattarico
 
« Les nombreuses additions de la main de Pesson se mêlent avec bonheur à la musique pétillante et raffinée de Dauvergne. [...] Ici, la parodie est à entendre dans le sens noble et premier de « chant d'à côté », qui parfois se mue en un fascinant palimpseste : on se demande parfois ce qui est de Dauvergne ou de Pesson. Le livret de Pierre Alferi est une merveille de drôlerie et de gravité mêlée [...].
Amarillis accompagne avec verve, précision et ductilité un trio vocal exemplaire. Isabelle Poulenard possède toujours un sacré abatage, servi par une voix et une diction on ne peut plus éloquentes. Maïlys de Villoutreys a la grâce fluette de l'ingénue qui succombe aux « troubles dans le genre ». Quant à la colère de l'amant berné, elle résonne à travers la séduisante musicalité de Robert Getchell, sa voix claire et bien projetée. Doublé gagnant donc pour cette Double coquette, parée des costumes magnifiques d'Annette Messager qui se répondent [...]. L'espace visuel à la fois sobre et efficace créé par Fanny de Chaillé participe à la réussite totale du spectacle. [...] »

Retour aux actualités